BIENVENUE DANS LA COMMUNE DE LINIEZ

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L’Eglise Saint-Martin

L’église Saint-Martin de Liniez, élevée au XIIIème siècle, dépendait du chapitre de Vatan. C’est un édifice entièrement de style gothique. Elle est inscrite sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Guillaume de Liniers fut en 1270 l’un des seigneurs de Liniez. Le fief fut donné en 1374 par Boutheiller de Senlis à Blanche, sa fille. La moitié du fief fut donnée en 1547 par Catherine de Médicis à J.B. Seghizo.

D’une réelle élégance, la petite église de Liniez est une construction entièrement gothique, elle n’a pas de transept et se compose d’une nef unique suivie d’un chœur que ferme un chevet plat. Une chapelle et une tour de clocher plus tardives ont été ajoutés au sud du chœur.

La nef comporte deux travées de plan carré, voûtées de quatre branches d’ogives profilées d’un tore entre deux gorges et qui sont renforcées d’un arc doubleau intermédiaire, passant par une clé plate.

Ces voûtes ont été réparées dans la première moitié du XIXème siècle.

Ce système de voûte a motivé l’alternance des supports : ogives, doubleaux séparatifs et une branche des formerets retombent sur une colonne et deux colonnettes engagées contre un dosseret.

Les chapiteaux sont garnis de crochets, de chimères ou de personnages, sous des tailloirs moulurés d’un champ et de baguettes mal dégagées.
Les bases sont cerclées de deux tores bordant une scotie déjà profonde et elles sont reliées au socle par des griffes.

Le support faible où naît le doubleau séparatif n’est qu’un pilastre qu’évide une canelure verticale. Il reçoit aussi deux colonnes aux chapiteaux simplement moulurés destinées aux branches des formerets.

Dans les travées, deux fenêtres en plein cintre distribuent la lumière. On ne saurait dire que leur courbe cintrée indique qu’elles sont des vestiges d’un édifice roman antérieur, car, malgré leur étroitesse, leur grande hauteur et leur important ébrasement les rattachent, sans aucun doute, au style gothique.

L’unique travée du chœur, où le mur terminal est ajouré d’un triplet légèrement brisé, est construite comme la nef, cependant les ogives ne sont pas accompagnées du doubleau séparatif et la clé est ornée d’un petit personnage qu’il est difficile d’identifier.

Cette clé, évidemment d’un style plus ancien que celles du chœur a pu faire croire à l’antériorité de la construction du sanctuaire, mais il ne faut pas oublier que les voûtes de la nef ont été reprises au siècle dernier.

La chapelle qui est au sud a son entrée faite sous une arcade au profil ondulé. Elle est divisée en deux travées voûtées d’ogives prismatiques, bandées sur des culots. Une clé de voûte porte un écusson que l’abbé Favereau a lu d’azur à trois chevrons jumelés d’argent.

La tour carré qui est au sud de la chapelle et communique avec elle est voûtée d’ogives semblables qui s’assemblent autour d’un œil central.

A l’extérieur, le portail occidental au contour brisé est formé de trois gros boudins réunis par des gorges que soutiennent des colonnettes aux chapiteaux garnis de feuilles profondément échancrées et aux bases semblables à celles de la nef.

La chapelle est couverte d’un toit à deux rampants et l’ensemble est renforcé de contreforts au glacis coupé d’un lamier.

En réalité, si la chapelle et le clocher ne remontent qu’au XVIème siècle, l’église, très homogène, est une œuvre du XIIIème siècle, sans doute avancé.

Enfin, l’édifice ne comprend pas d’éléments de mobilier remarquable à l’exception d’un groupe de Saint-Martin partageant son manteau qui date du XVIème ou XVIIème siècle.



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