BIENVENUE DANS LA COMMUNE DE LINIEZ

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La Pierre Levée

L’allée couverte de Liniez est située à 600 mètres environ du bourg, au bord de la route de Vatan.
Le dolmen "des Pierres Folles" dit "La Pierre Levée" est un spécimen remarquable des dolmens angevins à portique d’architecture particulièrement soignée.
Classé monument historique, il fut fouillé en 1875, on y découvrit :
des ossements d’animaux et les restes de cinq squelettes humains.
Mais, sous une autre de ses tables où avait été fouillé antérieurement, il fut trouvé un mélange de débris de diverses époques, depuis des silex taillés et des pointes de flèches néolithiques jusqu’à des monnaies gauloises et une céramique gallo-romaine. Ce qui laisse supposer que ce monument fut utilisé jusqu’à une date récente.

Cette sépulture, la plus longue du département, se compose d’une chambre principale, limitée par sept piliers, couverte de deux tables, une antichambre limitée par deux piliers s’ouvre à l’Est sous l’une des dalles de couverture, l’ensemble est précédé d’un portique constitué d’une table portée par deux supports.

Les pierres qui composent cette allée couverte proviennent probablement du plateau d’Ivry (grès à grains fins). Ivry, commune de Bagneux, est à 20 km de Liniez à vol d’oiseau. Peut-être les blocs ont-ils été amenés là, soit en descendant le Fouzon jusqu’à son confluent avec le Renon et en remontant ce dernier ruisseau jusqu’à sa source, soit en remontant le Fouzon et le Pot et en profitant des petits cours d’eau qui arrosent les vallées, alors complétement submergées, des environs de Vatan.

Ce monument a dû être, à l’origine, en partie recouvert de terre, ainsi que cela a lieu dans le Morbihan.
On remarque, en effet, vers le Sud, un léger exhaussement du sol en stratification discordante avec la pente générale et qui paraît artificiel.
En outre, deux des supports restés sur place saillent du sol de 50 cm à peine et doivent être enterrés de 1,50 à 2 mètres, au moins. Pour tous les autres dolmens de la région, les supports sont à fleur de sol.

L’érection des mégalithes est bien antérieure à l’arrivée des confédérations connues sous le nom de Gaulois et de Celtes, ainsi qu’à celles de Ibères et des Ligures qui les avaient précédées sur le sol de la France. Elle est l’œuvre de races de l’époque de la pierre polie, descendant elles-mêmes des races de la pierre taillée dont les débris se retrouvent chaque jour dans les cavernes.
Les monuments mégalithiques ne doivent plus être considérés comme l’œuvre d’un peuple spécial à marche lente, progressive, fatale. Il paraît certain qu’il n’y a jamais eu, à proprement parler, un peuple des dolmens.

Dans cette allée couverte de Liniez, les ossements d’adultes qui y ont été trouvés laissent supposer que les titulaires atteignaient à peine 1,50 m, 1,54 m. La taille des hommes des dolmens était donc à peu près le même que celle de certaines races modernes, et leur force musculaire ne devait pas être beaucoup plus considérable que la nôtre.
La plus volumineuse des trois tables de l’allée couverte de Liniez ne pèse que 6 tonnes et demie. Qu’est-ce que ce poids auprès de certains blocs des pyramides pesant plus de 300 tonnes ? Les péruviens édifiaient leurs temples et leurs palais à l’aide de blocs de 15 à 20 tonnes qu’ils disposaient régulièrement. On constate le transport de blocs analogues à Perséopolis, et en Sicile dans les ruines des temples grecs.

Il est évident aujourd’hui, que les dolmens servaient de sépulture : ce sont des ossuaires dans lesquels souvent on trouve, à l’entrée même, quelques squelettes seulement restés en place, tandis que les autres sont bouleversés, jetés pêle-mêle au fond.

Le nombre de dolmens dans l’Indre est important, certains sont connus, d’autres ont disparu. Il y en a encore quelques uns dont le seul souvenir a été conservé ou est indiqué par une dénomination du lieu : Pierre Levée, Pierres Folles, Pierre Bure, etc...



Source "Archives de l’Indre"



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